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dimanche 14 décembre 2014

Application Pratique

Bonjour à tous & à toutes,
Je ne pouvais pas vous laisser sans "nouvelles" avant le prochain "gros" article. Voici donc pourquoi je viens vous présenter une application pour smartphone vraiment utile.
"Clés en forêt", c'est le nom de cette application que vous pourrez trouver sur l'Android Market ou l'Apple store.
Cette application développée par l'Office Nationale des Forêts vous permettra de reconnaître et d'identifier un arbre ou l'emprunte d'un animal sur votre chemin. 
Je la trouve vraiment utile, surtout si vous avez des enfants car elle est extrêmement simple et ludique. 
Comme vous pouvez le voir sur le menu, vous pouvez donc identifier un arbre, une emprunte et créer un album avec des photos prises lors de vos balades. 
Le fonctionnement est le même que vous cherchiez à identifier l'un ou l'autre. Une série de questions vous sera posée comme par exemple : Est-ce un arbre à feuille ou à aiguille, à feuilles lisses, à pointes ect... 
L'application comporte uniquement les arbres "communs" et pour le moment elle ne s'est jamais trompée dans une de mes identifications. 
Pour la curiosité des plus petits, mais aussi des plus grands, une fois l'arbre identifié une présentation avec photos, croquis et description vous est proposée sous forme de fiche. C'est simple de compréhension et concis. On apprend pas mal de chose sur les animaux ou les arbres recherchés. 
On peu également accéder directement au fiche souhaitée via une sorte de "bibliothèque". 
Cette application est gratuite, se lance rapidement, ne nécessite pas de connexion au réseau pour être utilisée et fonctionne aussi bien sur smartphone que sur tablette. 
Attention toute fois elle reste assez limitée car elle n'analyse pas toutes les variétés d'arbres. (Il manque, est c'est bien dommage les types d’arbuste, arbres fruitiers ect...
J'ai contacté le responsable de l'application, il semblerait que l'ONF n'est pas prévu d'évolution pour celle-ci.
Bref, si la curiosité vous pousse à la télécharger n'hésitez pas à me faire un retour dessus...
Portez vous bien et à la prochaine !! 







jeudi 7 août 2014

Bivouac Solo sur le GR34

Voilà un moment que je n'avais pas publié un article sur mon blog, ni même pu partir en vadrouille. Il faut dire que le boulot me prenait énormément de temps et d'énergies, il m'a donc été difficile de lier travail, vie de famille et loisirs. 

J'ai donc profité d'un week-end où nous n'avions rien de prévu pour partir en solo sur le GR34. Je vous laisse découvrir à travers les lignes qui vont suivre le récit de mes deux jours de périple, fort en rencontres, et en détours. 

Comme d'habitude, les photos sont "lourdes", n'hésitez pas à attendre le chargement de celle-ci. Cet article est avant tout un reportage photo. 

 14h20 : Départ en zone inconnue

Me voici donc prêt à partir. Ma femme me dépose en amont de la plage du "Palus". Le départ du GR34 n'est pas indiqué sur la route que nous avons remonté mais un chemin s'enfonçant dans les bois nous laisse penser qu'il s'agit de la route à suivre. 

Mon sac à dos pèse 19 kilos au total. Il faut dire qu'a vide il pèse déjà 2.5kg, ce qui me pousse à vouloir changer de sac à l'avenir (vous trouverez une liste détaillée de mon sac à la fin de l'article).

Après un cours au revoir à madame & au fiston c'est parti pour la marche. Il fait environ 32 degrés en plein soleil et il n'y a pas de brise pour le moment. J'ai prévu d'effectuer un contact téléphonique toutes les deux heures afin de rassurer et de signaler ma position. (c'était sans compter ma perte totale de réseau à venir).

Je m'enfonce donc dans les bois, tout en suivant le sentier balisé. Le premier kilomètre à l'abri de la chaleur sous les arbres ne se fait pas sans effort. Le sentier monte sans cesse et se termine sur un champ de foin. J'ai repéré un marquage m'indiquant de suivre le chemin au droit, mais ma carte m'indique que je devrais me diriger vers la droite et traverser le champ pour rejoindre le départ du GR34. 

Je décide de suivre le tracé et prend donc chemin au droit, ramassant au passage de la paille sèche.Cela me fera un excellent comburant pour le départ de mon feu.  

15h15 - Orientation & Orties 


Après 1h15 de marche de décide de faire une pause. Je m'arrête prêt d'un bosquet d'orties en bord de route et décide de ramasser quelques têtes. Cela me fera un parfait apport en vitamine C et un très bon thé pour le soir. 

Je pars toujours avec un petit bocal en verre que je remplis d'eau et y place des Orties, des feuilles de ronces ou tout autre feuilles "comestibles" qui me ferait un thé parfait. Le verre me permet de le laisser tranquillement prendre le soleil et ainsi infuser le plus naturellement possible. 

Pour le coup, se repérer avec une carte est plus facile que de suivre le tracé de la route. Celui si part continuellement dans deux direction, toutes deux pointant vers la mer, il me faut donc à chaque fois essayer de ne pas trop m'éloigner de mon objectif. 

Je fini par demander mon chemin à une dame qui m'indique que j'ai pris 1 fois le mauvais sens et que je me suis rallonger de 2km. Me voici donc en route pour "La pointe de Plouha" sous les indications très précises de ma première rencontre de la journée. 

Sur le chemin j'appel ma femme. Ce sera mon dernier contact mobile de la journée...
Car oui, au bord de la mer et tout le long du GR34 on ne capte pas du tout... et j'ai appris cela à mes dépends.

16h20 - Entre mer et forêt 


Voilà maintenant 20 minutes que je marche sur le GR34. Le temps est sublime, il fait extrêmement chaud et je suis obligé de m'hydrater assez souvent. Mes arrêts sont également plus fréquents, entre photos, vidéos mais aussi admiration du paysage, je prends le temps d'apprécier ce pour quoi je suis venu. 

Je rencontre en chemin quelques promeneurs, des vacanciers, des amoureux, tous venus profiter de la vue et la paix qui règne ici. En contre bas, au bord des falaises on peu apercevoir un grand nombre de bouées de plongées et de drapeaux de casiers. 

Je fais la rencontre d'un groupe de 3 personnes en retraite que je recroisais 2 autres fois. Ils me demandent d'où je viens et surtout ce que je fabrique avec ma maison sur le dos. Ce type de réflexion me sera fait trois à quatre fois dans la journée. Il est vrai que la plupart du temps, les gens viennent se promener ici pour l’après-midi, ou la journée et on dans le pire des cas un sac à dos de 15L.


En chemin je m'arrête pour cueillir quelques baies, en particulier des mûres. Puis devant cette arbre... Je me demande si ces fruits sont comestibles ou pas, à défaut de ne pas savoir je ne préfère pas en prendre et si l'un d'entre vous à la réponse à ma question, hésitez pas à me le faire savoir...

Petit rappel : Ne consommer jamais un fruit ou une plante sans être sûr à 100% qu'il est comestible. Il existe des moyens de tester le niveau comestible de vos trouvailles mais selon votre situation ces tests sont bien trop longs. 

Aide Survie : En cas d'ingestion d'une plante ou d'un fruit non comestible il existe un moyen de vous "purger" afin d'éviter le pire. Pour cela deux possibilité : 

- Vous avez avec vous du charbon actifs. Prenez en une cuillère à café dans une petit contenance d'eau et ingurgité le tout. (vous pouvez facilement en trouver en pharmacie)

- Placer les cendres de votre feu dans un verre d'eau, mélanger le tout et avaler le.

Le charbon absorbe toutes les "saloperies" se trouvant dans votre organisme et vous expulserez le tout. Je n'ai pas dit que cette méthode était le plus saine, mais c'est la plus efficace et radicale que je connaisse, surtout si vous êtes seul dans le brousse. 

L’inconvénient d'une tel technique est "l'évacuation" des déchets toxiques que vous avez ingurgité... Vous allez être incapable de poursuivre votre route, il vous faudra donc vous trouver un endroit pour passer votre "purge". Bien évidement cette méthode n'est à utiliser qu'en cas d'isolation totale... vous aurez tout au long du GR34 la possibilité de croiser du monde, trouver une maison ou autre en cas de soucis. 



Au détour d'un virage, si l'on se retourne on à parfois de belle surprise. Le paysage devant nous est magnifique, l'eau est turquoise (Je suis bien en Bretagne si si !), la végétation hors sentier est dense et nous offres de temps à autre de jolies buissons de mûres. Mais le mieux je crois ce sont toutes ces "petites plages" qui ne sont accessibles que par la mer.



Comme on peu le voir sur la photo ci-dessus, cette petite plage de galets blancs est impossible à rejoindre à pied. Un groupe de personnes s'y est rendu en bateau. L'eau devait être vraiment bonne et si j'avais pu descendre je serais volontiers allé les rejoindre.

J'ai l'impression qu'il fait de plus en plus chaud, mon tour de coup fera office de "chapeau" et me protégera d'une éventuelle insolation, car effort et manque d'eau peuvent être deux facteurs qui une fois actifs ensemble mettrons votre santé à l'épreuve. Le but c'est de se balader et de prendre plaisir, pas de se faire hélitreuiller.

17h05 - Rafraichissement et rencontre inattendu 

J’aperçois Port Moguer... une petite plage dont on à accès par la route et qui donne elle même accès à une seconde plage à marée basse. J'ai de la chance car du haut de la falaise je remarque un bon nombre de baigneur sur la seconde plage, ce qui signifie que la mer est encore assez retiré pour que je puisse passer et aller enfin me baigner.

En descendant du chemin de terre, j'arrive sur un "Parking". Il y énormément de véhicules qui y sont garés et d'autres qui arrivent. En face de moi se trouve un camion de "crêpes & galettes", pas de doute je suis bien en Bretagne et j'arrive en zone "touristique". En me voyant arriver le propriétaire du camion m’interpelle. Nous échangeons pendant 10 minutes sur le parcours que j'ai effectué et ce qui me reste à faire. Je lui dis que j'ai un grand besoin de me rafraîchir et que la mer me fera le plus grand bien. 

Une fois de plus la générosité Bretonne est au rendez-vous, il me fait savoir qu'après ma baignade, en remontant il m'offrira la galette. Je l'en remercie et me dirige sur la seconde plage. 


Je m'éloigne le plus possible des gens. Non pas que je sois agoraphobe ou asociale mais avec tout le barda que j'ai sur le dos, je ne souhaiterais pas qu'un curieux, adulte et surtout enfant vienne fouiller ou se blesse avec ce que j'ai sur mon sac. 

L'eau est rafraichissante et plus chaude que je le pensais. Après plus de deux heures en plein cagnard et dans les chemins escarpés à monter, descendre, éviter ect... je peux vous dire que ça me fait le plus grand bien. 

D'autant qu'a 500m de la plage, j'ai dû m'écarter pour laisser passer un bonhomme en VTT qui faisait des bruits étrange devant la difficulté de sa descente. Son non respect du promeneur et surtout son impolitesse ne l'ont malheureusement pas conduit dans les talus. En revanche j'ai quelque peu violenté ma cheville droite en me réceptionnant pour revenir sur le sentier.

En revenant de ma baignade, je vois tout ces gens qui profite en famille, seul ou entre amis de la chaleur du soleil et du bien fait de la mer. C'est là que je me dis que parfois, il ne faut vraiment pas grand chose pour se faire plaisir et sortir de cette routine stressante dont est habitué l'être humain aujourd'hui.
Alors que je me rhabille, je remarque une jeune maman marchant le long de la plage, les pieds dans l'eau et tenant sur son ventre en écharpe un jeune bébé. Après deux passages, je n'ai pas pu m'empêcher en tant que jeune papa d'aller à sa rencontre. J'aime discuter avec des inconnus, surtout les personnes âgées en réalité, elles ont tellement de choses à dire, à partager et à nous apprendre. 

Je suis resté 30 minutes à faire des allers-retours sur la plage, les pieds dans l'eau à discuter avec cette femme et sa petite fille. Dans ce genre de discussion, pas besoin de trouver un sujet pour meubler ou autre, tout viens naturellement lorsque vous vous trouvez face à une personne qui est "ouverte" et qui reste elle même. 

Nous avons fini par nous séparer et j'ai repris mon barda direction.... mon vendeur de crêpes. 



Là encore une rencontre vraiment sympathique, le tout autour d'une crêpe à la fraise bien chaude et un verre de boisson gazeuse histoire d'avoir une bonne dose de sucre pour repartir.
Alors que je montais pour rejoindre le camion, un homme d'une 40aine d'année m'a arrêté pour savoir d'où je venais, ou j'allais, comment je passais ma nuit ect... une petite discussion de 5 minutes mais qui m'a permis de voir qu'avec un sac bien rempli sur le dos, les gens hésite pas à vous parlez... et je trouve cela vraiment sympathique (plutôt que de dire bonjour et ne recevoir aucune réponse en retour, là à chaque fois j'avais le droit à un bonjour et un bon courage).

Durant ma dégustation le temps à viré à la pluie. Une fine pluie malgré le temps bien lourd. L'odeur qui émane de la route brulante quand l'eau tombe dessus, tout le monde la connait.

J'ai remercié et pris congé auprès de mon vendeur de galette et est attaqué la monté vers les falaises, le tout sous le pluie qui m'a fait le plus grand bien. 
  
18h10 - A la recherche d'une briquette réseau


Tout au long du GR34, vous trouverez des "balises" numérotés et accompagnées d'une carte qui vous permettant de vous situer sans problème. Un exemple avec les photos ci-dessus. 

La montée fût assez "difficile" dans le sens ou le poids de mon sac sur une pente à 45 degrés se faisait ressentir. Une fois en haut, j'ai fait une pause et vu l'heure il me fallait trouver un moyen de contacter madame sans quoi elle allait s'inquiéter (j'ai raté un appel déjà).

J'ai repéré une petite clairière où ma foi mon campement aurait été pas mal, mais je voulais continuer d'avancer. J'ai tenté en vain d'avoir une petite briquette sur mon téléphone. Rien, nada même pas l'once d'un réseau quelconque. J'ai donc repris mon sac et ma route avec entrain tout en sachant qu'il y avait des maisons un peu plus loin et qu'avec de la chance on accepterait de me prêter un téléphone.

20 minutes plus tard et après avoir pénétré sur 7 propriétés vides j'ai enfin trouvé un téléphone. Cette dame fort généreuse à eu je pense un peu peur lorsque j'ai frappé chez elle car avec mon sac et malgré mon bâton de marche, je n'ai pas trop la tronche d'un pèlerin.

C'est tout naturellement et comprenant la situation qu'elle ma donné son téléphone. Cette grand-mère qui se pré-nomine Yvette à même insisté pour refaire le plein de ma gourde. 

Me voilà donc serein, femme prévenue, gourde pleine, je peux donc la remercie et retrouver le chemin qui est mien. Je me suis tout de même éloigné 2km du sentier (toujours pas de briquettes en vue) pour trouver un téléphone. Cela n'a l'air de rien mais avec tout les détours que j'ai fait j'ai perdu énormément de temps et ne pourrais me rendre a la zone de campement prévu. 

19h30 - Demi-tour et campement

Je finis par faire demi-tour. Je n'aurais pas le temps d'arriver à "La pointe de la tour" pour y passer le nuit sans devoir me presser pour mettre en place mon bivouac et comme je suis là pour "profiter" de la liberté, je ne vais pas m'encombrer avec des devoirs négatifs. 

Je me rends donc à l'endroit repéré 1h plus tôt. Une petite clairière entouré de sapin et au bord du sentier. Je décide d'installer mon hamac face à la mer, je récupère des pierres pour sécurisé tout de même mon réchaud à bois, balai la zone où je vais placer mon hamac et retire toutes branches ou herbes susceptibles de s'enflammer. Il est préférable de prévoir le coup car on ne sait jamais ce qui peut arriver. 


20h10 - Installé et prêt à manger

   
Le bivouac est installé. J'ai vu sur le mer depuis mon hamac et sens déjà que je vais passer une bonne nuit. Les nuages s'approchent lentement et finissent par recouvrir le ciel. Mais rien de grave il ne devrait pas pleuvoir de suite. 

J'ai installé mon Tarp de façon à ce que mon réchaud soit couvert en cas de pluie. Je suis donc prêt à tout éventualité et hormis un tsunami je ne vois pas ce qui pourrait venir gêner ma tranquillité.


Je vais enfin pouvoir tester mon "Ikea Stove". Autrement dit, un réchaud à bois réalisé par mes soins dans un égouttoir à couvert acheté à Ikea. J'ai simplement fait une ouverture sur un côté à la meuleuse afin de pouvoir y placer mes morceaux de bois sans difficulté.

Allumer le feu à était des plus simple, j'ai utilisé un coton que j'ai enflammé au FireSteel et placé au milieu de ma paille. Étant entouré de sapin je n'ai pas eu de mal à trouver du branchage mort et à alimenter mon feu jusqu’à la fin de la cuisson.  

Une fois de plus je précise que même si l'on utilise un système de type "réchaud" il est toujours préférable de sécurisé un maximum sa zone "feu". 

Le Bushcraft passe avant tout par le respect de la nature, le respect de ce qu'elle nous donne et nous offre. J'ai vu malheureusement bon nombre de vidéo qui circule de personne se disant faire du "buscraft" ou pire encore de la "survie"... et n'ayant même pas le reflex premier de mettre leur feu en sécurité. 


Étant en bord de mer, en zone "sapinières" je ne pouvais me permettre de faire un feu à proprement parler. J'ai donc opter pour ce procédé et j'en suis vraiment satisfait. Comme vous pouvais le voir sur la photo, je n'ai pas de risque de mettre le feu autour de mon réchaud et n'ayant aucune particule volatile je ne peux enflammer les herbes à côtés. Mais veillez toujours à avoir une réserve d'eau suffisante pour éteindre un éventuel départ de feu. 

N.B : Si j'étais en zone trop risquée, à savoir aiguilles de pins au sol, prairie sèche ect... je n'aurais pas fait de feu du tout.

Une fois fois les braises en place j'ai placé ma gamelle remplie d'eau et est continué d'alimenter progressivement mon réchaud en bois. L'eau s'est mis à bouillir après 4 minutes de chauffe. Mon riz était prêt après 10 minutes de cuissons. 

Seul inconvénient à ma situation, n'ayant uniquement que du petit bois de sapin la combustion se faisait extrêmement vite. Je devais donc l'alimenter souvent, ce qui ne me permettait pas de faire autre chose à côté.  


L'avantage de ce genre de réchaud et qu'il reste assez discret moins qu'un réchaud à gaz je vous l'accorde mais il me permet de pouvoir faire cuir mes aliments sans faire un feu dît, de camp.


Le repas est prêt, je vais pouvoir manger tranquillement en laissant le restant de bois se consumer dans le réchaud. Je suis continuellement bercé par le bruit des vagues en bas de la falaise et la brise légère qui viens secouer de temps à autre la cime des sapins.

La chaleur émise par le réchaud est assez importante. Étant donné que la "braise" s'accumule dans le fond de celui ci et qu'elle est très ventilée non seulement le bois se consume rapidement mais en plus de cela la chaleur est décuplée. C'est pour moi le réchaud qui me suivra partout désormais ! 


 Le réchaud m'a permis de faire sécher ma chemise et mes chaussettes =)

Une petite parenthèse sur cette bourse maison qui me suis partout. Il s'agit en réalité de mon kit "feu". Et voici ce que l'on y trouve à l'intérieur : 
  • Ecorce de bouleau
  • Coton x8
  • Rouleau de copeau imbibé de vaseline X1 (une review arrivera là dessus)
  • Allumette tempête dans une boite étanche x 15
  • Firesteel x 1
  • Briquet x1
  • Une boite en métal contenant une boite de 150 allumettes et du Fuel solidifié 
  • Un réchaud P3RS 
  • Champignons "noirs" 
J'ai donc selon la situation plusieurs solutions pour allumer mon feu. 

7h20 - Dimanche Matin... thé & mouette

Je suis réveillé par les mouettes. J'ai passé une excellente nuit et suis vraiment satisfait de mon hamac. Mon tarp, comme toujours à fait son boulot lorsqu'il s'est mis à pleuvoir vers 2h du matin. 

Je n'ai pas eu de nuit dites "noire". J'aurais facilement pu marcher de nuit sans éclairage le long du sentier. 

Je rallume mon réchaud avec le bois que j'avais posé à l'abri sous mon tarp et prépare mon thé. Je vais me dégourdir les jambes non loin de mon campement et surveille en continue les flammes qui émane de mon réchaud.

Le thé avalé, je remballe mes affaires et nettoie l'endroit. A chacun de mes départs, je me dis qu'il est important de ne laisser aucune trace de ma venue. Non pas qu'il faille faire cela en cachette, ou que bivouaquer soit interdit, mais simplement par respect pour la nature. Sans oublié que j'ai bivouaqué au bord d'un site visité et que donc laisser un campement avec poubelle ou autre serait inconcevable. 

Et honnêtement je dirais bravo à celui qui trouvera l'endroit de ma nuit. 

Le sac sur le dos, je me demande si la mer est haute, et c'est le cas. Je décide donc de redescendre vers Port Moguer pour aller me baigner. De bon matin, la mer bretonne sa ravigote, mais qu'est-ce que cela fait du bien. 

Il n'y a personne, je suis seul face à l'océan. Quelques mouettes sont à l'eau et d'autre vole au dessus de moi. Après 10 minutes de baignade je décide de reprendre la route. 

9h20 - Café & Melon

Je ne suis plus loin de la Pointe de la Tour. Un endroit où les rochers viennent se jeter à la mer. En arrivant au bout d'un sentier, je tombe sur une stèle et un parking sur lequel se trouve deux camions emménagés. L'un est un vieux Van et l'autre un ancien camion de livraison de la poste (les plus gros). 

Je m'approche afin de faire une photo du paysage quand je suis interpellé par un homme. Il s'agit de Sam, saisonniers écolo qui vit dans son camion. A ce moment là je pensais pas faire la meilleure rencontre de mon week-end.


C'est tout le plus naturellement du monde que Sam me propose un café accompagné d'un Melon. J'accepte volontiers et dépose mon sac à dos qui je dois l'avouer se faisait ressentir un peu plus que la veille. 

Sam est issu d'une famille de voyageur. Étant petit il à parcouru la plupart des pays de l'Est en camion avec sa famille. C'est donc tout naturellement qu'il s'est tourné vers ce mode de vie. Il est ici, en Bretonnie jusqu'a novembre. Il fait une saison de 6 mois chez un maraîcher bio non loin de chez moi. J'ai un grand respect pour ces gens qui osent dire "non" à la société d'aujourd'hui. Certes ils y ont toujours un peu attaché mais n'ont pas les contraintes d'un citadin voir même d'un citoyen lambda. 

Nous avons énormément discuter, et honnêtement j'aurais pu passer ma journée là. J'ai découvert, au détour d'un chemin, un homme instruit, ouvert d'esprit, conscient de notre monde et de ce qui l'entoure. Un homme qui vit au jour le jour et qui ne se pourri pas l'esprit avec les tracas du quotidiens. 

Son camion à été entièrement aménagé par ses soins. Il est parfaitement autonome (sauf pour l'essence bien évidement). Panneau solaire, plaque à gaz, système de récupération d'eau et recyclage, sans parler du Poêle à bois. C'est ce qui m'a le plus marqué je crois, un poêle à bois dans un camion. 

"Je peux te dire que l'hiver dernier, j'étais bien content de l'avoir installer".

Je veux bien te croire, car même si cette vie peu nous faire rêver elle possède tout de même quelques inconvénients, mais au final on s'habitue.

Durant nos échanges je lui fait par de mon envie de tout plaquer, de partir à l'aventure, avec femme et enfant, et surtout mon projet d'autonomie. Nous conversons pendant plus d'une heure et demi. 

Avant que je ne reprenne ma route, celui tiens à m’offrir un livre : "Walden, ou la vie dans les bois". Le récit d'une histoire vrai vécu par son auteur qui à décidé en 1862 de partir vivre dans les bois durant 2ans et demi. 

Je suis touché par cette générosité et ce partage que nous avons eu. 

Nous échangeons nos coordonées respective et je reprends la route. Il est 10h45, ma femme n'a toujours pas eu de nouvelles. 

 12h00 - Femme en panique & fin de périple

Je fini par arriver à la pointe de la Tour. J'ai effectué des détours en chemin pour essayer en vain de trouver un téléphone fixe, ou un portable qui capte. 

Je savais qu'en arrivant il y avait un gîte, et que vu la période celui-ci serait sans doute occupé. Et ce fût le cas... 9 personnes étaient à l’apéro en terrasse quand je suis arrivé. 

Je leur demande après leur avoir expliqué la situation si je peux emprunter leur téléphone fixe. "Ma femme serait heureuse si je me perdais en pleine forêt" me dit l'un d'entre eux. Moi je rigole mais je connais la mienne, elle serait prête à faire se déplacer l'armée s'il le fallait. 

Mon contact téléphonique était comme je le pensais, paniqué et bafouillant. Mais après tout, plus de 10h sans nouvelle cela peu se comprendre. 

Nous décidons de nous rejoindre à la Pointe de la Tour et de passer le reste de l'après-midi à écumer la brocante du coin. 


En attendant mon "taxi", je me pose non loin de là, face à une prairie qui me donne vue sur le petit village de Bréhec. 
Je repense à mes rencontres, mon chemin, mon passage au milieu des fougères qui faisaient bien deux fois ma taille, ma galère pour récupéré un réseau GSM et mon bivouac. 

Je retiendrais de ces deux jours que le hamac c'est super, que chargé comme un mulet on attire la curiosité des gens qui n'hésite pas à venir à nous aborder, qu'a tout moment de la journée on peu rencontrer quelqu'un qu'on oubliera pas, qu'au détour d'un chemin il y a souvent un paysage superbe qui s'offre à nous et que surtout... être en pleine nature et seul, vous offre une sensation de liberté extraordinaire... 

J'ai passé deux superbes journées et repartirais sans hésiter mais avec un moyen de communication viable ;)

J'espère que ce "récit" vous aura plus. 

En attendant le prochain article je vous dis à bientôt dans la verte...
 
Kenavo ! 

Je remercie Ju, de la chaîne Youtube "Ju- Bushcraft Alpin" 
car ce sont ces vidéos et lui même qui m'ont donné envie de tenter le hamac.

Merci Sam pour ce moment de partage inoubliable 

Merci ma Lylie de ne pas avoir fait décollé l'hélicoptère de la gendarmerie pour me "retrouver" et surtout d'accepter et d'apprécier ma passion. 

Merci à vous encore de m'avoir lu ! 

=( Il n'y aura malheureusement pas de vidéo sur mon périple. Mon ordinateur étant en train de rendre l'âme je ne peux effectuer de montage correct.

 
 





 

jeudi 4 juillet 2013

Sortie en mer...


Mardi c'est sortie en mer ! 

J'ai eu la chance de monter à bord du "jean-jacques" un petit bateau de pêche d'un ami à mon beau père. C'était pour moi ma première sortie en mer depuis 28 ans bientôt.

Le temps se prêtait vraiment à cette escapade donc lorsque l'on m'a proposé de venir je n'ai pas hésité une seconde. Nous voilà donc partis pour la journée. Départ à 9h45 du port de Binic, petit ville balnéaire qu'on appelle aussi le Grain de beauté des côtes d'Armor. 


L’occasion pour moi d'assouvir ma curiosité en toute chose, j'en ai donc appris un peu plus sur le fonctionnement d'un port de plaisance (totalement différent d'un port de commerce, lieu sur lequel je faisais la sureté lorsque j'étais à Brest). Après avoir rejoins le bateau en "plate", entendez par là la petite barge en plastique, nous avons mis le cap au large. 

Sur notre passage nous en avons profité pour récupérer les casiers. Chaque plaisancier a droit à deux casiers seulement. Nous les remontons et je découvre une douzaine d'araignées de mer. Une fois les araignées placées dans un bac nous avons remis les casiers à la mer et avons pris la direction de "La Longue", une zone qui à marrée haute ne laisse visible qu'une sorte de tour (je n'ai plus le nom exact en tête) et qui, vous le verrez à marrée basse laisse apparaître rocher, moules, ormeaux et j'en passe. 

Le bateau naviguait à allure constante de 12km/h. Une vitesse fort raisonnable et surtout appréciable car on ne ressent quasiment pas de remous. La mer était calme et l'on pouvait y voir en sa surface les courants de fond. 

Il était 10h50 quand nous décidions de sortir les lignes pour pêcher le maquereaux. Jusque là je pensais qu'ils pêchaient avec les cannes faites pour la mer. J'ai alors compris que non, je m’étais fourvoyer et que notre allure n’étais pas anodine. En effet nous avons mis en place deux perches sur les flancs du bateau sur lequel grâce à un système assez ingénieux nous y fixons du fil de pêche (environs 15m de chaque côtés) sur lequel sont déjà placé 8 hameçons avec leurs mouches.  

 Je comprends donc mieux lorsqu'ils faisaient des pêches d'une cinquantaines de maquereaux. Le soleil chauffait dur, et cela même si une brise légère se faisait ressentir. Je n'ai pas dû leur porter chance car s'est seulement une heure après notre mise en ligne que nous avons eu un seul et unique maquereau.  



Nous avons tourné autour de" La Longue" pour chercher un bon endroit où laisser le bateau et mettre pied à terre. La marée étant descendante il fallait anticiper la perte de niveau au fur et à mesure du temps. Une fois l'endroit trouvé nous avons sorti le casse-croûte. La nuance de couleur entre les zones pleines d'algues et les zones sans sont sublime. On passe d'un noir profond à un vert bleuté qui laisse apparaitre le fond de la mer. 

Nous avons eu l'agréable surprise de voir un "Bar" en pleine chasse. Un saut de temps à autre, un aileron par ci par là... 


Après le repas nous avons embarqué dans la plate, direction l'îlot de "La Longue". La pêche miraculeuse à eu lieu ici. Des centaines et centaines de moules se trouvaient sur les rocher... La "cueillette" à était plus que bonne. J'ai remplis les 3/4 de mon sceau en l'espace d'une demi-heure. Bon nombre de moules étaient "galeuses" je prenais donc soin d'en avoir le moins possible dans mon sceau. 


 J'ai pu me faire une bonne fricassé le lendemain et croyais moi ça faisait du bien. Comme vous avez pu le constater mon Opinel Outdoor N°8 me suis partout. Et ce fût une bonne occasion de le tester. Une fois les moules ramassées, je suis allé faire tout le tour de cet ilôt qui disparait sous les eaux une fois marrée haute. Mon escapade à mit mon équilibre à rude épreuve car beaucoup de zones sont jonchées d'Algues plus glissantes les unes que les autres. 


Le soleil tapait vraiment fort, il était aux alentours de 14h30 lors que j'ai pris la photo ci-dessus. Je porte mon tour de coup "condor" qui sert un peu à tout en réalité. Un morceau de tissu léger, et fin qui sait tenir chaud quand il faut et qui m'a surtout permis d'éviter une insolation. Car oui, on peut attraper des insolations en Bretagne... Je suis rentré rouge écarlate, honte à moi, j'ai oublié le plus important : La crème solaire. 

Il en va de même pour l'eau. Entendez bien que normalement, je ne me sépare jamais de mon sac à dos. Il contenait : 
- Gourde d'eau Nalgene
- Seiche
- Corde
- Couteau Rak + kit feu
- Trousse de secours

Et pour le coup je ne l'avais pas avec moi. Vers 15h30, entre la chaleur et la promenade certes pas évidente mais fortement agréable, la soif ma pris. Comment faire sans eau pour atténuer cette sensation. J'ai donc trouvé une solution toute simple : Placer un petit galet dans sa bouche. Alors oui berk, c'est pas sain, mais on salive tellement que la sensation disparait au bout de 10 minutes.  

Je ne vous cache pas que j'avais une énorme envie de remonter à bord prendre mon sac. 


Ce que je retiendrais surtout de cette journée, c'est cette sensation de liberté, ce moment de solitude ou rien d'extérieur ne vient briser le bruit de la nature, la mer qui frappe les rochers, le vent, les mouettes... Je suis rester 15 bonnes minutes assis à regarder l'horizon. On se sent apaisés, loin de tout le brouhaha qui fait notre quotidien. Même lorsqu'on navigue sur l'eau on fini par oublier le bruit du bateau et on se prend à admirer le paysage, à regarder les mouettes plonger pour se nourrir mais également se battre lorsqu'on balance un poisson par dessus bord. 


Vous l'aurez compris, j'aurais passé une superbe journée. Il était 16h30 et temps pour nous de prendre le chemin du retour en faisant un détour par les casiers que nous avions remis en place le matin même. La pêche fût encore plus bonne, 6 araignées ont rejoint notre bac et 4 sont retournées à la mer car trop petites (nous les avons remises à l'eau plus loin afin qu'elle ne retourne pas directement dans les casiers). 

Je suis arrivé à la maison, aussi rouge que les araignées que j'avais ramassé. Une bonne douche, de la crème hydratante 3 fois dans la journée sur 2 jours et le tour est joué, voilà le bronzage. 

Si vous avez l'occasion de prendre la mer, passer donc par La Longue, faites y une halte, ramassez quelques moules et admirez le paysage. 

N'oubliez surtout pas, la nature est à tout le monde et les animaux y sont les premiers à y vivre. Ne jetez rien qui pourrait lui/leurs nuire et ayez toujours avec vous un sac poubelle. Ici il vous permettra en autre de ramasser les éventuels déchet que vous pourriez trouver. 

Je ne prône pas un discours écolo, mais au vue de la route que prend le monde de petits gestes peuvent faire beaucoup de bien. 

Merci de m'avoir lu les amis ! 

Article à suivre : Tressage de  paracorde type Cobra

jeudi 27 juin 2013

Balade au Moyen Âge


Le temps n'étant pas des plus clément en ce moment, il n'est pas évident de trouver l'endroit propice à une promenade qui peut à la fois combler ma curiosité, mais également me permettre d'assouvir mon besoin de me retrouver dans la nature. 

Ma femme m'a donc proposé de nous rendre en famille au Château de la roche Jagu ou Kastell ar Roc'h Ugu. 

Situé à Poëzal en plein coeur du Trégor et surplombant l'estuaire du Trieux cette maison forte qui date du 11ème siècle après l'ère 1(avant sa destruction et sa reconstruction en 1405) nous emmène dans un autre temps. La vue sur la vallée du Trègor et des plus prenantes, et donne envie de partir à la découverte de la faune et de la flore de ce coin.

Il est bon de savoir que l'entrée et la visite dans ce domaine sont gratuites. Les visites guidées et la restauration sont elles payantes mais pas indispensables. 


Pour participer à la fête de la musique, il y avait présent sur le site, un groupe de théâtre, d'acrobates, de "troubadour". Ce qui animé un peu trop à mon goût les lieux. Je ne suis pas un vieux bourru casanier mais j'aime apprécier le silence, le bruit de la nature et observer les alentours sans être bousculé ou faire parti d'un groupe d'observateur. 

La Maison Forte domine la vallée. Une vue imprenable sur l'estuaire de Trieux s'offre à nous quand on se place au Sud. 

 En pénétrant dans le maison forte, on entre non pas dans un "hall d'accueil" mais directement dans la salle basse, qui aux vues de mes lectures dans la dite salle semble être une des caractéristiques des manoirs Bretons. C'est l'endroit obligé de tout passage, de toute circulation. La pièce est vraiment spacieuse et en son centre, contre le mur se trouve une immense cheminée à foyer ouvert. Au grand dam de mon petit neveu celle-ci n'est plus active. 

Deux tables se trouvent dans cette pièce sur lesquelles ont peu lire et découvrir l'histoire du Manoir, mais également les plantes environnantes et leur utilités à l'époque. Car si aujourd'hui, l'ail, la sauge et j'en passe servent à apporter du goût à nos plats, autrefois ils avaient des utilités souvent différentes.

J'ai d'ailleurs pu découvrir les nombreuses vertus de la Sauge, qui en infusion ou en décoction peut servir d'antiseptique, diurétique, laxatif, de tonifiant. Il semblerait qu'elle puisse même fluidifié le sang. Bref de la lecture et des découvertes vous attendent dans cette salle. 

Une seconde salle contient une maquette du Manoir, et une troisième une vidéo (je ne me suis pas attardé dans celle-ci). L'accès au niveau supérieur n'est malheureusement pas autorisé. Il semblerait que l'état ne permette pas des visites trop importantes. 


L'accès au jardin "clos", se fait via l'intérieur du domaine, face au Manoir. On y trouve un nombre impressionnant de Camellia de diverses variétés qui jonchent les allées. 

Des plantes, dont la sauge, et des légumes sont plantés dans les jardins dans un style "jeu de dames". Le vent souffle fort et certains rayons de soleil viennent nous réchauffer un peu pendant notre balade.  

Viens ensuite la possibilité de faire je pense, des kilomètres de marche. Au bout des jardins se trouve un chemin que l'on peu emprunter et qui nous fait longer la vallée en son flanc pour nous faire descendre jusque dans l'estuaire. Libre à vous par la suite de quitter le sentier de découvrir la forêt voisine. Je n'ai pas pu m'aventurer sur ce chemin faute de temps et du temps justement qui n'était pas propice à une sorti convenable avec mon fils d'un 1 an. 


Pour terminer notre promenade nous avons emmené les enfants voir une démonstration d'acrobatie (sur corde & foulard). Le domaine est vraiment vaste pour un si petit Manoir. Il me reste bon nombre de choses à découvrir en ces lieux et nous comptons y retourner dès qu'il fera plus chaud, car pour le moment l'été en Bretagne n'est pas tout à fait là. 

Durant nos balade le long des jardins nous avons l'agréable ou la désagréable (pour certain(e)s) de voir des vipères qui prenaient le soleil. Les enfants devant les animaux n'ont pas tous les mêmes réactions, il en va de même pour les parents. 

La balade fût agréable, les senteurs du jardin, la forêt tout autour et séparée en son milieu par l'estuaire, le manoir surplombant la vallée... je remercie ma femme de m'avoir fait découvrir cet endroit et vous invite à vous y rendre. Veillez toute fois à prévoir Eau & Nourriture si vous choisissez de suivre le sentier longeant l'estuaire et rendez-vous y le matin de préférence afin de profiter pleinement de la journée pour vous promener. 


Stay safe & Kenavo !