jeudi 7 août 2014

Bivouac Solo sur le GR34

Voilà un moment que je n'avais pas publié un article sur mon blog, ni même pu partir en vadrouille. Il faut dire que le boulot me prenait énormément de temps et d'énergies, il m'a donc été difficile de lier travail, vie de famille et loisirs. 

J'ai donc profité d'un week-end où nous n'avions rien de prévu pour partir en solo sur le GR34. Je vous laisse découvrir à travers les lignes qui vont suivre le récit de mes deux jours de périple, fort en rencontres, et en détours. 

Comme d'habitude, les photos sont "lourdes", n'hésitez pas à attendre le chargement de celle-ci. Cet article est avant tout un reportage photo. 

 14h20 : Départ en zone inconnue

Me voici donc prêt à partir. Ma femme me dépose en amont de la plage du "Palus". Le départ du GR34 n'est pas indiqué sur la route que nous avons remonté mais un chemin s'enfonçant dans les bois nous laisse penser qu'il s'agit de la route à suivre. 

Mon sac à dos pèse 19 kilos au total. Il faut dire qu'a vide il pèse déjà 2.5kg, ce qui me pousse à vouloir changer de sac à l'avenir (vous trouverez une liste détaillée de mon sac à la fin de l'article).

Après un cours au revoir à madame & au fiston c'est parti pour la marche. Il fait environ 32 degrés en plein soleil et il n'y a pas de brise pour le moment. J'ai prévu d'effectuer un contact téléphonique toutes les deux heures afin de rassurer et de signaler ma position. (c'était sans compter ma perte totale de réseau à venir).

Je m'enfonce donc dans les bois, tout en suivant le sentier balisé. Le premier kilomètre à l'abri de la chaleur sous les arbres ne se fait pas sans effort. Le sentier monte sans cesse et se termine sur un champ de foin. J'ai repéré un marquage m'indiquant de suivre le chemin au droit, mais ma carte m'indique que je devrais me diriger vers la droite et traverser le champ pour rejoindre le départ du GR34. 

Je décide de suivre le tracé et prend donc chemin au droit, ramassant au passage de la paille sèche.Cela me fera un excellent comburant pour le départ de mon feu.  

15h15 - Orientation & Orties 


Après 1h15 de marche de décide de faire une pause. Je m'arrête prêt d'un bosquet d'orties en bord de route et décide de ramasser quelques têtes. Cela me fera un parfait apport en vitamine C et un très bon thé pour le soir. 

Je pars toujours avec un petit bocal en verre que je remplis d'eau et y place des Orties, des feuilles de ronces ou tout autre feuilles "comestibles" qui me ferait un thé parfait. Le verre me permet de le laisser tranquillement prendre le soleil et ainsi infuser le plus naturellement possible. 

Pour le coup, se repérer avec une carte est plus facile que de suivre le tracé de la route. Celui si part continuellement dans deux direction, toutes deux pointant vers la mer, il me faut donc à chaque fois essayer de ne pas trop m'éloigner de mon objectif. 

Je fini par demander mon chemin à une dame qui m'indique que j'ai pris 1 fois le mauvais sens et que je me suis rallonger de 2km. Me voici donc en route pour "La pointe de Plouha" sous les indications très précises de ma première rencontre de la journée. 

Sur le chemin j'appel ma femme. Ce sera mon dernier contact mobile de la journée...
Car oui, au bord de la mer et tout le long du GR34 on ne capte pas du tout... et j'ai appris cela à mes dépends.

16h20 - Entre mer et forêt 


Voilà maintenant 20 minutes que je marche sur le GR34. Le temps est sublime, il fait extrêmement chaud et je suis obligé de m'hydrater assez souvent. Mes arrêts sont également plus fréquents, entre photos, vidéos mais aussi admiration du paysage, je prends le temps d'apprécier ce pour quoi je suis venu. 

Je rencontre en chemin quelques promeneurs, des vacanciers, des amoureux, tous venus profiter de la vue et la paix qui règne ici. En contre bas, au bord des falaises on peu apercevoir un grand nombre de bouées de plongées et de drapeaux de casiers. 

Je fais la rencontre d'un groupe de 3 personnes en retraite que je recroisais 2 autres fois. Ils me demandent d'où je viens et surtout ce que je fabrique avec ma maison sur le dos. Ce type de réflexion me sera fait trois à quatre fois dans la journée. Il est vrai que la plupart du temps, les gens viennent se promener ici pour l’après-midi, ou la journée et on dans le pire des cas un sac à dos de 15L.


En chemin je m'arrête pour cueillir quelques baies, en particulier des mûres. Puis devant cette arbre... Je me demande si ces fruits sont comestibles ou pas, à défaut de ne pas savoir je ne préfère pas en prendre et si l'un d'entre vous à la réponse à ma question, hésitez pas à me le faire savoir...

Petit rappel : Ne consommer jamais un fruit ou une plante sans être sûr à 100% qu'il est comestible. Il existe des moyens de tester le niveau comestible de vos trouvailles mais selon votre situation ces tests sont bien trop longs. 

Aide Survie : En cas d'ingestion d'une plante ou d'un fruit non comestible il existe un moyen de vous "purger" afin d'éviter le pire. Pour cela deux possibilité : 

- Vous avez avec vous du charbon actifs. Prenez en une cuillère à café dans une petit contenance d'eau et ingurgité le tout. (vous pouvez facilement en trouver en pharmacie)

- Placer les cendres de votre feu dans un verre d'eau, mélanger le tout et avaler le.

Le charbon absorbe toutes les "saloperies" se trouvant dans votre organisme et vous expulserez le tout. Je n'ai pas dit que cette méthode était le plus saine, mais c'est la plus efficace et radicale que je connaisse, surtout si vous êtes seul dans le brousse. 

L’inconvénient d'une tel technique est "l'évacuation" des déchets toxiques que vous avez ingurgité... Vous allez être incapable de poursuivre votre route, il vous faudra donc vous trouver un endroit pour passer votre "purge". Bien évidement cette méthode n'est à utiliser qu'en cas d'isolation totale... vous aurez tout au long du GR34 la possibilité de croiser du monde, trouver une maison ou autre en cas de soucis. 



Au détour d'un virage, si l'on se retourne on à parfois de belle surprise. Le paysage devant nous est magnifique, l'eau est turquoise (Je suis bien en Bretagne si si !), la végétation hors sentier est dense et nous offres de temps à autre de jolies buissons de mûres. Mais le mieux je crois ce sont toutes ces "petites plages" qui ne sont accessibles que par la mer.



Comme on peu le voir sur la photo ci-dessus, cette petite plage de galets blancs est impossible à rejoindre à pied. Un groupe de personnes s'y est rendu en bateau. L'eau devait être vraiment bonne et si j'avais pu descendre je serais volontiers allé les rejoindre.

J'ai l'impression qu'il fait de plus en plus chaud, mon tour de coup fera office de "chapeau" et me protégera d'une éventuelle insolation, car effort et manque d'eau peuvent être deux facteurs qui une fois actifs ensemble mettrons votre santé à l'épreuve. Le but c'est de se balader et de prendre plaisir, pas de se faire hélitreuiller.

17h05 - Rafraichissement et rencontre inattendu 

J’aperçois Port Moguer... une petite plage dont on à accès par la route et qui donne elle même accès à une seconde plage à marée basse. J'ai de la chance car du haut de la falaise je remarque un bon nombre de baigneur sur la seconde plage, ce qui signifie que la mer est encore assez retiré pour que je puisse passer et aller enfin me baigner.

En descendant du chemin de terre, j'arrive sur un "Parking". Il y énormément de véhicules qui y sont garés et d'autres qui arrivent. En face de moi se trouve un camion de "crêpes & galettes", pas de doute je suis bien en Bretagne et j'arrive en zone "touristique". En me voyant arriver le propriétaire du camion m’interpelle. Nous échangeons pendant 10 minutes sur le parcours que j'ai effectué et ce qui me reste à faire. Je lui dis que j'ai un grand besoin de me rafraîchir et que la mer me fera le plus grand bien. 

Une fois de plus la générosité Bretonne est au rendez-vous, il me fait savoir qu'après ma baignade, en remontant il m'offrira la galette. Je l'en remercie et me dirige sur la seconde plage. 


Je m'éloigne le plus possible des gens. Non pas que je sois agoraphobe ou asociale mais avec tout le barda que j'ai sur le dos, je ne souhaiterais pas qu'un curieux, adulte et surtout enfant vienne fouiller ou se blesse avec ce que j'ai sur mon sac. 

L'eau est rafraichissante et plus chaude que je le pensais. Après plus de deux heures en plein cagnard et dans les chemins escarpés à monter, descendre, éviter ect... je peux vous dire que ça me fait le plus grand bien. 

D'autant qu'a 500m de la plage, j'ai dû m'écarter pour laisser passer un bonhomme en VTT qui faisait des bruits étrange devant la difficulté de sa descente. Son non respect du promeneur et surtout son impolitesse ne l'ont malheureusement pas conduit dans les talus. En revanche j'ai quelque peu violenté ma cheville droite en me réceptionnant pour revenir sur le sentier.

En revenant de ma baignade, je vois tout ces gens qui profite en famille, seul ou entre amis de la chaleur du soleil et du bien fait de la mer. C'est là que je me dis que parfois, il ne faut vraiment pas grand chose pour se faire plaisir et sortir de cette routine stressante dont est habitué l'être humain aujourd'hui.
Alors que je me rhabille, je remarque une jeune maman marchant le long de la plage, les pieds dans l'eau et tenant sur son ventre en écharpe un jeune bébé. Après deux passages, je n'ai pas pu m'empêcher en tant que jeune papa d'aller à sa rencontre. J'aime discuter avec des inconnus, surtout les personnes âgées en réalité, elles ont tellement de choses à dire, à partager et à nous apprendre. 

Je suis resté 30 minutes à faire des allers-retours sur la plage, les pieds dans l'eau à discuter avec cette femme et sa petite fille. Dans ce genre de discussion, pas besoin de trouver un sujet pour meubler ou autre, tout viens naturellement lorsque vous vous trouvez face à une personne qui est "ouverte" et qui reste elle même. 

Nous avons fini par nous séparer et j'ai repris mon barda direction.... mon vendeur de crêpes. 



Là encore une rencontre vraiment sympathique, le tout autour d'une crêpe à la fraise bien chaude et un verre de boisson gazeuse histoire d'avoir une bonne dose de sucre pour repartir.
Alors que je montais pour rejoindre le camion, un homme d'une 40aine d'année m'a arrêté pour savoir d'où je venais, ou j'allais, comment je passais ma nuit ect... une petite discussion de 5 minutes mais qui m'a permis de voir qu'avec un sac bien rempli sur le dos, les gens hésite pas à vous parlez... et je trouve cela vraiment sympathique (plutôt que de dire bonjour et ne recevoir aucune réponse en retour, là à chaque fois j'avais le droit à un bonjour et un bon courage).

Durant ma dégustation le temps à viré à la pluie. Une fine pluie malgré le temps bien lourd. L'odeur qui émane de la route brulante quand l'eau tombe dessus, tout le monde la connait.

J'ai remercié et pris congé auprès de mon vendeur de galette et est attaqué la monté vers les falaises, le tout sous le pluie qui m'a fait le plus grand bien. 
  
18h10 - A la recherche d'une briquette réseau


Tout au long du GR34, vous trouverez des "balises" numérotés et accompagnées d'une carte qui vous permettant de vous situer sans problème. Un exemple avec les photos ci-dessus. 

La montée fût assez "difficile" dans le sens ou le poids de mon sac sur une pente à 45 degrés se faisait ressentir. Une fois en haut, j'ai fait une pause et vu l'heure il me fallait trouver un moyen de contacter madame sans quoi elle allait s'inquiéter (j'ai raté un appel déjà).

J'ai repéré une petite clairière où ma foi mon campement aurait été pas mal, mais je voulais continuer d'avancer. J'ai tenté en vain d'avoir une petite briquette sur mon téléphone. Rien, nada même pas l'once d'un réseau quelconque. J'ai donc repris mon sac et ma route avec entrain tout en sachant qu'il y avait des maisons un peu plus loin et qu'avec de la chance on accepterait de me prêter un téléphone.

20 minutes plus tard et après avoir pénétré sur 7 propriétés vides j'ai enfin trouvé un téléphone. Cette dame fort généreuse à eu je pense un peu peur lorsque j'ai frappé chez elle car avec mon sac et malgré mon bâton de marche, je n'ai pas trop la tronche d'un pèlerin.

C'est tout naturellement et comprenant la situation qu'elle ma donné son téléphone. Cette grand-mère qui se pré-nomine Yvette à même insisté pour refaire le plein de ma gourde. 

Me voilà donc serein, femme prévenue, gourde pleine, je peux donc la remercie et retrouver le chemin qui est mien. Je me suis tout de même éloigné 2km du sentier (toujours pas de briquettes en vue) pour trouver un téléphone. Cela n'a l'air de rien mais avec tout les détours que j'ai fait j'ai perdu énormément de temps et ne pourrais me rendre a la zone de campement prévu. 

19h30 - Demi-tour et campement

Je finis par faire demi-tour. Je n'aurais pas le temps d'arriver à "La pointe de la tour" pour y passer le nuit sans devoir me presser pour mettre en place mon bivouac et comme je suis là pour "profiter" de la liberté, je ne vais pas m'encombrer avec des devoirs négatifs. 

Je me rends donc à l'endroit repéré 1h plus tôt. Une petite clairière entouré de sapin et au bord du sentier. Je décide d'installer mon hamac face à la mer, je récupère des pierres pour sécurisé tout de même mon réchaud à bois, balai la zone où je vais placer mon hamac et retire toutes branches ou herbes susceptibles de s'enflammer. Il est préférable de prévoir le coup car on ne sait jamais ce qui peut arriver. 


20h10 - Installé et prêt à manger

   
Le bivouac est installé. J'ai vu sur le mer depuis mon hamac et sens déjà que je vais passer une bonne nuit. Les nuages s'approchent lentement et finissent par recouvrir le ciel. Mais rien de grave il ne devrait pas pleuvoir de suite. 

J'ai installé mon Tarp de façon à ce que mon réchaud soit couvert en cas de pluie. Je suis donc prêt à tout éventualité et hormis un tsunami je ne vois pas ce qui pourrait venir gêner ma tranquillité.


Je vais enfin pouvoir tester mon "Ikea Stove". Autrement dit, un réchaud à bois réalisé par mes soins dans un égouttoir à couvert acheté à Ikea. J'ai simplement fait une ouverture sur un côté à la meuleuse afin de pouvoir y placer mes morceaux de bois sans difficulté.

Allumer le feu à était des plus simple, j'ai utilisé un coton que j'ai enflammé au FireSteel et placé au milieu de ma paille. Étant entouré de sapin je n'ai pas eu de mal à trouver du branchage mort et à alimenter mon feu jusqu’à la fin de la cuisson.  

Une fois de plus je précise que même si l'on utilise un système de type "réchaud" il est toujours préférable de sécurisé un maximum sa zone "feu". 

Le Bushcraft passe avant tout par le respect de la nature, le respect de ce qu'elle nous donne et nous offre. J'ai vu malheureusement bon nombre de vidéo qui circule de personne se disant faire du "buscraft" ou pire encore de la "survie"... et n'ayant même pas le reflex premier de mettre leur feu en sécurité. 


Étant en bord de mer, en zone "sapinières" je ne pouvais me permettre de faire un feu à proprement parler. J'ai donc opter pour ce procédé et j'en suis vraiment satisfait. Comme vous pouvais le voir sur la photo, je n'ai pas de risque de mettre le feu autour de mon réchaud et n'ayant aucune particule volatile je ne peux enflammer les herbes à côtés. Mais veillez toujours à avoir une réserve d'eau suffisante pour éteindre un éventuel départ de feu. 

N.B : Si j'étais en zone trop risquée, à savoir aiguilles de pins au sol, prairie sèche ect... je n'aurais pas fait de feu du tout.

Une fois fois les braises en place j'ai placé ma gamelle remplie d'eau et est continué d'alimenter progressivement mon réchaud en bois. L'eau s'est mis à bouillir après 4 minutes de chauffe. Mon riz était prêt après 10 minutes de cuissons. 

Seul inconvénient à ma situation, n'ayant uniquement que du petit bois de sapin la combustion se faisait extrêmement vite. Je devais donc l'alimenter souvent, ce qui ne me permettait pas de faire autre chose à côté.  


L'avantage de ce genre de réchaud et qu'il reste assez discret moins qu'un réchaud à gaz je vous l'accorde mais il me permet de pouvoir faire cuir mes aliments sans faire un feu dît, de camp.


Le repas est prêt, je vais pouvoir manger tranquillement en laissant le restant de bois se consumer dans le réchaud. Je suis continuellement bercé par le bruit des vagues en bas de la falaise et la brise légère qui viens secouer de temps à autre la cime des sapins.

La chaleur émise par le réchaud est assez importante. Étant donné que la "braise" s'accumule dans le fond de celui ci et qu'elle est très ventilée non seulement le bois se consume rapidement mais en plus de cela la chaleur est décuplée. C'est pour moi le réchaud qui me suivra partout désormais ! 


 Le réchaud m'a permis de faire sécher ma chemise et mes chaussettes =)

Une petite parenthèse sur cette bourse maison qui me suis partout. Il s'agit en réalité de mon kit "feu". Et voici ce que l'on y trouve à l'intérieur : 
  • Ecorce de bouleau
  • Coton x8
  • Rouleau de copeau imbibé de vaseline X1 (une review arrivera là dessus)
  • Allumette tempête dans une boite étanche x 15
  • Firesteel x 1
  • Briquet x1
  • Une boite en métal contenant une boite de 150 allumettes et du Fuel solidifié 
  • Un réchaud P3RS 
  • Champignons "noirs" 
J'ai donc selon la situation plusieurs solutions pour allumer mon feu. 

7h20 - Dimanche Matin... thé & mouette

Je suis réveillé par les mouettes. J'ai passé une excellente nuit et suis vraiment satisfait de mon hamac. Mon tarp, comme toujours à fait son boulot lorsqu'il s'est mis à pleuvoir vers 2h du matin. 

Je n'ai pas eu de nuit dites "noire". J'aurais facilement pu marcher de nuit sans éclairage le long du sentier. 

Je rallume mon réchaud avec le bois que j'avais posé à l'abri sous mon tarp et prépare mon thé. Je vais me dégourdir les jambes non loin de mon campement et surveille en continue les flammes qui émane de mon réchaud.

Le thé avalé, je remballe mes affaires et nettoie l'endroit. A chacun de mes départs, je me dis qu'il est important de ne laisser aucune trace de ma venue. Non pas qu'il faille faire cela en cachette, ou que bivouaquer soit interdit, mais simplement par respect pour la nature. Sans oublié que j'ai bivouaqué au bord d'un site visité et que donc laisser un campement avec poubelle ou autre serait inconcevable. 

Et honnêtement je dirais bravo à celui qui trouvera l'endroit de ma nuit. 

Le sac sur le dos, je me demande si la mer est haute, et c'est le cas. Je décide donc de redescendre vers Port Moguer pour aller me baigner. De bon matin, la mer bretonne sa ravigote, mais qu'est-ce que cela fait du bien. 

Il n'y a personne, je suis seul face à l'océan. Quelques mouettes sont à l'eau et d'autre vole au dessus de moi. Après 10 minutes de baignade je décide de reprendre la route. 

9h20 - Café & Melon

Je ne suis plus loin de la Pointe de la Tour. Un endroit où les rochers viennent se jeter à la mer. En arrivant au bout d'un sentier, je tombe sur une stèle et un parking sur lequel se trouve deux camions emménagés. L'un est un vieux Van et l'autre un ancien camion de livraison de la poste (les plus gros). 

Je m'approche afin de faire une photo du paysage quand je suis interpellé par un homme. Il s'agit de Sam, saisonniers écolo qui vit dans son camion. A ce moment là je pensais pas faire la meilleure rencontre de mon week-end.


C'est tout le plus naturellement du monde que Sam me propose un café accompagné d'un Melon. J'accepte volontiers et dépose mon sac à dos qui je dois l'avouer se faisait ressentir un peu plus que la veille. 

Sam est issu d'une famille de voyageur. Étant petit il à parcouru la plupart des pays de l'Est en camion avec sa famille. C'est donc tout naturellement qu'il s'est tourné vers ce mode de vie. Il est ici, en Bretonnie jusqu'a novembre. Il fait une saison de 6 mois chez un maraîcher bio non loin de chez moi. J'ai un grand respect pour ces gens qui osent dire "non" à la société d'aujourd'hui. Certes ils y ont toujours un peu attaché mais n'ont pas les contraintes d'un citadin voir même d'un citoyen lambda. 

Nous avons énormément discuter, et honnêtement j'aurais pu passer ma journée là. J'ai découvert, au détour d'un chemin, un homme instruit, ouvert d'esprit, conscient de notre monde et de ce qui l'entoure. Un homme qui vit au jour le jour et qui ne se pourri pas l'esprit avec les tracas du quotidiens. 

Son camion à été entièrement aménagé par ses soins. Il est parfaitement autonome (sauf pour l'essence bien évidement). Panneau solaire, plaque à gaz, système de récupération d'eau et recyclage, sans parler du Poêle à bois. C'est ce qui m'a le plus marqué je crois, un poêle à bois dans un camion. 

"Je peux te dire que l'hiver dernier, j'étais bien content de l'avoir installer".

Je veux bien te croire, car même si cette vie peu nous faire rêver elle possède tout de même quelques inconvénients, mais au final on s'habitue.

Durant nos échanges je lui fait par de mon envie de tout plaquer, de partir à l'aventure, avec femme et enfant, et surtout mon projet d'autonomie. Nous conversons pendant plus d'une heure et demi. 

Avant que je ne reprenne ma route, celui tiens à m’offrir un livre : "Walden, ou la vie dans les bois". Le récit d'une histoire vrai vécu par son auteur qui à décidé en 1862 de partir vivre dans les bois durant 2ans et demi. 

Je suis touché par cette générosité et ce partage que nous avons eu. 

Nous échangeons nos coordonées respective et je reprends la route. Il est 10h45, ma femme n'a toujours pas eu de nouvelles. 

 12h00 - Femme en panique & fin de périple

Je fini par arriver à la pointe de la Tour. J'ai effectué des détours en chemin pour essayer en vain de trouver un téléphone fixe, ou un portable qui capte. 

Je savais qu'en arrivant il y avait un gîte, et que vu la période celui-ci serait sans doute occupé. Et ce fût le cas... 9 personnes étaient à l’apéro en terrasse quand je suis arrivé. 

Je leur demande après leur avoir expliqué la situation si je peux emprunter leur téléphone fixe. "Ma femme serait heureuse si je me perdais en pleine forêt" me dit l'un d'entre eux. Moi je rigole mais je connais la mienne, elle serait prête à faire se déplacer l'armée s'il le fallait. 

Mon contact téléphonique était comme je le pensais, paniqué et bafouillant. Mais après tout, plus de 10h sans nouvelle cela peu se comprendre. 

Nous décidons de nous rejoindre à la Pointe de la Tour et de passer le reste de l'après-midi à écumer la brocante du coin. 


En attendant mon "taxi", je me pose non loin de là, face à une prairie qui me donne vue sur le petit village de Bréhec. 
Je repense à mes rencontres, mon chemin, mon passage au milieu des fougères qui faisaient bien deux fois ma taille, ma galère pour récupéré un réseau GSM et mon bivouac. 

Je retiendrais de ces deux jours que le hamac c'est super, que chargé comme un mulet on attire la curiosité des gens qui n'hésite pas à venir à nous aborder, qu'a tout moment de la journée on peu rencontrer quelqu'un qu'on oubliera pas, qu'au détour d'un chemin il y a souvent un paysage superbe qui s'offre à nous et que surtout... être en pleine nature et seul, vous offre une sensation de liberté extraordinaire... 

J'ai passé deux superbes journées et repartirais sans hésiter mais avec un moyen de communication viable ;)

J'espère que ce "récit" vous aura plus. 

En attendant le prochain article je vous dis à bientôt dans la verte...
 
Kenavo ! 

Je remercie Ju, de la chaîne Youtube "Ju- Bushcraft Alpin" 
car ce sont ces vidéos et lui même qui m'ont donné envie de tenter le hamac.

Merci Sam pour ce moment de partage inoubliable 

Merci ma Lylie de ne pas avoir fait décollé l'hélicoptère de la gendarmerie pour me "retrouver" et surtout d'accepter et d'apprécier ma passion. 

Merci à vous encore de m'avoir lu ! 

=( Il n'y aura malheureusement pas de vidéo sur mon périple. Mon ordinateur étant en train de rendre l'âme je ne peux effectuer de montage correct.

 
 





 

vendredi 14 mars 2014

Aide memoire à la Polyculture

Salut à tous & à toutes, 

Aujourd'hui, un article qui peut s'avérer intéressant pour ceux et celles d'entre vous qui désir acquérir un peu d'indépendance vis à vis du système de consommation actuelle et surtout qui souhaite manger plus sainement. Et quoi de mieux pour cela que de manger ce que l'on produit nous même.

Je vais donc vous proposer ici un petit aide mémoire à la Polyculture ou micro-polyculture selon la taille que vous donnez à votre "potager". A savoir que pour des raisons évidentes je compte effectuer uniquement des plantations surélevées. 


Un petit tour des questions que vous pourriez vous poser : 

Qu'est-ce que la Polyculture ?

La Polyculture est l'inverse de la Monoculture (trop répandu à mon humble avis dans les fermes actuelles). C'est donc le fait le cultiver plusieurs espèces de plantes sur une même zone "agricole". 
Je parlerais ici de Micro-Polyculture car il s'agit de faire des bacs surélevés d'environ 1m80 par 1m et bien évidement d'en réalisé autant que bon vous semble.

Qu'est-ce qu'un lit surélevé ? 

Le "lit surélevé" est en fait un bac ne dépassant pas les 1m de large et environ 2m de long, pour une hauteur de 90cm de haut et entre 30 à 60 cm de profondeur. C'est dans ce bac que vous réaliserez votre "potager". 

Pourquoi un lit pour les cultures et non pas un potager à même le sol ? 


Le lit qu'il soit surélevé ou non (bac posé à même le sol) possède donc plusieurs avantages: 

- Le fait qu'il soit en hauteur préservera votre dos. Vous n'aurez donc pas à vous pencher et vous mettre dans des positions pouvant demander à votre corps des efforts et un travail intensif, ce qui préservera surtout "vos lombaires"!

- Vous êtes indépendant quand au choix de la terre. C'est en effet à vous que reviens le choix de la terre dans laquelle vos plantes vont pousser. Ce qui est parfait si vous avez une terre uniquement bonne pour le gazon ou que vous êtes en appartement.

- Les besoins en eau seront moindre. En effet, comme vous ne piétinerez pas le sol de votre potager, la terre ne sera pas compactée, elle respirera et absorbera bien mieux l'eau. Veillez tout de même à ce que votre lit soit de "niveau" car sinon l'eau s'écoulera plus d'un côté que de l'autre (et cela pourrait faire "pourrir" vos plantes). 

- La présence des "nuisibles" et des mauvaises herbes sera quasi-inexistantes. En effet en mariant vos légumes avec des fleurs (CF plus bas) vous approcherez du zéro nuisible. 


Qu'en est-il du rendement ? 

En suivant les indications plus bas concernant le mariage des légumes et des fleurs vous aurez un rendement des plus importants sans à avoir de gros efforts d'entretiens à fournir. En effet le mariage de légumes permet à ceux-ci de s'aider à pousser les uns les autres. 




Voici un plan de mon "lit surélevé". Je vous ferez un reportage sur sa fabrication (à venir sous peu) et  mes premières plantations. 

Le mariage des légumes 

Le mariage de légumes existe depuis des décennies. En effet il a été constaté que certaines plantes, lorsqu'elles sont placées les unes à côtés des autres poussent mieux, plus vite et offrent un meilleur rendement. De plus elles sont plus vigoureuses, moins attaquées par les maladies, insectes et parasites.

Sans oublier que beaucoup de ces plantes aident à la pollinisation "naturelle". Ce qui est donc bon pour vous, et aussi très bon pour Dame nature, et par les temps qui cours il est bon d'essayer de l'aider à survivre. 

Je vais donc ici vous détailler la liste connue à ce jour des aliments qui s'entraident. Vous pourrez la noter, la faire circuler et surtout vous en servir. 

Je ne saurez que trop vous conseiller de tenir à jour un "cahier du potager" dans lequel vous pourrez noter cette liste, mais également, quand réaliser vos semis et quand planter vos légumes. 

MARIAGE ENTRE LÉGUMES 

Ail : Carottes, fraises, tomates, échalotes, oignons 
Betteraves rouge : Choux, haricots, laitues
Carottes : Ail, échalotes, oignons, poireaux
Céleris : Choux, pois,tomates
Choux : Betteraves, céleris, concombres haricots, pois, pommes de terre, tomates
Cornichons : Choux, haricots, laitues
Concombres : Choux, haricots, laitues
Échalotes : Carottes, fraises, tomates, ails, oignons
Fraises : Ail, échalotes, mâche, oignons, poireaux
Haricots : Betteraves, choux, céleris, concombres, laitues, tomates
Mâche : Fraises
Oignons : Carottes, fraises, tomates
Poireaux : Carottes, fraises, tomates
Persil : Tomates
Pommes de terre : Choux, fèves, pois
Pois : Céleris, choux, pommes de terre
Poireaux : Carottes, céleris, épinards
Radis : Laitues
Salades : Betteraves, concombres, cornichons, haricots, radis
Tomates : Ail, échalottes, céleris, choux, haricots, persil, oignons, poireaux


Il ne vous reste plus qu'a choisir les légumes que vous désirez et voir ceux que vous pouvez mettre pour les accompagner dans leur croissance. 

Attention : Vérifiez bien que les deux légumes se marient ensemble. Il vous faudra donc réfléchir au positionnement des légumes dans votre bac.

Les plantes qui aides les bons-insectes

Comme je vous l'expliquerais dans un prochain article concernant la conception du lit, il est important de planter des fleurs au sein de votre potager. Que ce soit à même le lit ou à côté de celui-ci. Il existe des plantes qui sont là pour aider les insectes (non nuisibles) alentours à se développer et à protéger vos plantations. On a toujours dit: Aide la nature elle te le rendra! 

Vous pouvez donc planter en fleur des: Mufliers, soucis, doronics, pourpiers... qui développerons des insectes qui se nourrissent d'autre insectes et plus particulièrement des pucerons. 

Vous pouvez aussi planter des fleurs dîtes à Nectar comme la camomille, le fenouil, l'aneth, le sarrazin... qui favorisent le développement d'insectes utiles.

Les œillets d'inde sont également à prévoir pour protéger en particulier vos plants de tomates. En plus d'offrir une certaine "décoration" à votre potager elle a la particularité de lutter contre les pucerons et les nématodes (parasite ressemblant à un vers blanc).


Les légumes dans le bac

Lors de la création du bac et surtout de la plantation de vos légumes, il vous faudra penser aux mariages des plantes mais aussi et surtout à leur position dans le bac. En effet certains légumes ont besoin de beaucoup de soleil pour s’épanouir et d'autre moins. 

Il faut donc penser à la position de vos légumes dans votre jardin (le plus souvent le bac sera exposé plein sud ou bien au sud-est). Mais également à l'ordre de plantation. 

Qui à dit que faire un potager c'était dur ? Il faut simplement y penser une fois et ensuite cela deviendra un automatisme. 

L'exemple le plus simple et l'intégration de pieds de tomates dans votre bac. En effet la tomate est un légume/fruit grimpant, elle va donc créer une zone d'ombre lorsque le soleil va pointer le bout de son nez. 


Sur le plan "basique" ci-dessus, vous apercevez différents types de mariages. Le premier est constitué de plantes rampante à savoir radis & salade. Le radis ayant un feuillage moins important que la salade celui-ci est placé en premier dans le bac. 

Le second mariage se compose de carottes, oignons et enfin tomates. Ici les tomates sont mis à gauches du bac. Lorsque les pieds vont monter ils ne produiront donc pas d'ombre sur le reste de vos plantes. 

Il vous faut donc penser mariage et ombrage.

Pour créer une sorte de "micro-climat" au sein de votre potager vous pouvez placer des pierres qui auront pour rôle d'emmagasiner de la chaleur en journée et de la diffuser la nuit. Vous pouvez aussi placer des fleurs (marguerites, œillet dinde ect...) qui protégerons vos plantes des nuisible... mais nous verrons tous cela dans un prochain article.

Stay safe & Kenavo !
  

jeudi 13 février 2014

Quand faut scier... faut scier...

Salut à tous & à toutes, 

Aujourd'hui je vous propose une petite "review" de ma Scie pliante que j'utilise dans le verte mais également à la maison. 

Que ce soit pour la construction d'un lit, d'un abri ou simplement pour du petit élagage cette scie fait des miracles.




La vidéo est très courte, environ 5 minutes 30 mais je n'ai pas besoin de plus pour vous démontrer l’efficacité de cette scie après plus de 6 mois d'utilisation intense, sans changer de lame et sans l'aiguiser.

Je vais donc simplement résumer ces caractéristiques ici :

Elle est fabriquée en Suède dans un acier de très haute qualité, elle est dotée d’un revêtement anti-friction réduisant le frottement et la corrosion.

La lame est à double denture. Elle scie donc en suivant un mouvement de va & vient. (Merci à Tacticraft pour cette précision, les scies à denture "japonaise" désigne une coupe en tirant uniquement).

Poids : 200 grammes
Longueur pliée : 23.5 cm
Longueur dépliée : 41 cm
Longueur de lame : 17.5 cm
Hauteur max de lame : 3.5 cm

Comme je le dis et le montre, elle fait le boulot. C'est certes plus "fatiguant" qu'une scie  à bois mais de part sa dimension et son poids elle trouvera facilement sa place dans votre EDC, votre havre-sac, votre sac de campement ou tout simplement votre poche.




Bon visionnage & à bientôt !



samedi 8 février 2014

Les Noeuds de camps

Salut à tous,

Comme promis voici ma première vidéo créer et mise en ligne sur ma chaîne Youtube.
Ici je vous présente 3 types de nœuds que j'utilise le plus souvent sur mon campement.
La vidéo est optimisée pour du 720Pi, n'hésitez pas sinon l'image est vrai ... beurk ! 



Je vous met, en plus de la vidéo quelques exemples d'utilisation de ces nœuds. 

La boucle : 
Ici c'est le premier nœud que je vous présente. il est "combiné" en plus au troisième nœud qui me permet de fixer le tout sur la corde Guide et de retirer l'ensemble rapidement sans avoir à couper le lacet.




Comme vous le voyez j'ai pu suspendre ma lampe à pétrole et mon sac à dos sans aucun problème (le sac contient 3 briques réfractaires). Le tout est maintenu solidement à l'arbre (via un nœud coulissant que je retire facilement grâce à mon nœud d'arrêt) et le nœuds de fixation pour la corde guide. (J'en ai réalisé plusieurs pour éviter que mon lacet ne touche ma lampe).


Nœud de serrage :


Comme vous le voyez ici, j'ai suspendu d'une manière différente mon sac à dos en utilisant le second nœud de ma vidéo. (Celui qui me permet de serrer mon duvet). J'ai d'abord effectuer mon nœud de serrage puis j'ai ensuite fixer l'autre partie du lacet. Soit via le nœud de fixation au guide, soit via un nœud coulissant (extrêmement facile à réaliser).


J'espère que la vidéo vous aura plu. N'hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire ce que vous en avez pensé ou si vous avez des questions.
D'autre vidéos concernant les nœuds de camp viendront s'ajouter (une fois mon tarp reçu).

Bon visionnage à vous et n'oubliez pas :

S'entrainer est indispensable, faire défaire et refaire les nœuds vous permettra d'acquérir une certaine dextérité et surtout une vrai aisance dans la réalisation de ces nœuds (surtout si vous être pris de cours et qu'il pleut à torrent).

A bientôt et prenez soin de vous !